L’Assemblée nationale s’est prononcée sur le projet de loi de financement de la Sécurité sociale pour 2026 (PLFSS), au terme de débats longs, exigeants et parfois tendus. Dans ce contexte politique inédit, j’ai fait le choix de voter en faveur de ce texte. Un vote assumé, lucide et guidé par le sens des responsabilités.
Ce budget n’est ni celui d’un camp, ni l’application mécanique d’un programme. Il est le produit d’un Parlement sans majorité, contraint de bâtir des compromis. Sans recours au 49.3, les députés ont profondément remanié le texte au fil de l’un des débats budgétaires les plus longs de la Ve République. Des équilibres ont été corrigés, des priorités réaffirmées, et certains reculs évités grâce au travail parlementaire.
Soyons clairs : ce budget n’est pas pleinement satisfaisant. Dans un hémicycle politiquement divisé, aucune réforme structurelle majeure — qu’il s’agisse des retraites, de l’hôpital ou plus largement de notre modèle social — ne pourra être tranchée durablement avant l’élection présidentielle de 2027. C’est une réalité politique que chacun doit regarder en face.
Pour autant, voter ce budget ne signifie pas y adhérer sans réserve. Voter ce budget, c’est refuser que l’absence de majorité devienne une absence de décision. C’est assumer que la Sécurité sociale doit continuer de fonctionner, que les prestations doivent être versées, que notre système de santé doit être financé.
C’est au nom de cette responsabilité parlementaire, et sans renoncer à aucune exigence pour la suite, que j’ai voté en faveur du PLFSS 2026. Le débat se poursuivra, les réformes devront être clarifiées, et les choix de fond tranchés démocratiquement. Mais l’immobilisme, lui, n’est pas une option.