J’ai co-signé la tribune menée par Sandrine Le Feur, aux côtés de nombreux députés, pour dénoncer les pratiques de certaines grandes plateformes d’ultra fast fashion, et en particulier celles de Shein.
Ces plateformes multiplient les manquements aux règles qui s’imposent à tous : normes de sécurité des produits, respect des droits des consommateurs, fiscalité, exigences environnementales et sociales. Cette situation crée une concurrence profondément déloyale, qui fragilise nos commerces de proximité, met en difficulté nos entreprises et expose les consommateurs à des risques réels.
Il est aujourd’hui indispensable de faire respecter nos règles. La liberté du commerce ne peut se faire au détriment de la sécurité, de l’environnement et de l’équilibre de notre économie. Laisser prospérer ces pratiques, c’est accepter un modèle fondé sur l’opacité, la surproduction et le contournement systématique de nos normes.
Dans cette même logique, j’ai également co-signé la proposition de résolution européenne portée par Olivia Grégoire. Cette initiative transpartisane appelle à une action européenne plus ferme et plus coordonnée, seule à même de répondre efficacement à des plateformes dont l’activité dépasse largement nos frontières nationales.
Cette résolution plaide notamment pour une meilleure application du Digital Services Act (DSA), la possibilité de sanctionner les plateformes qui ne respectent pas les règles européennes, ainsi qu’un renforcement des contrôles douaniers afin de garantir une concurrence équitable entre acteurs économiques.
Notre objectif est clair : protéger les citoyens, soutenir nos commerçants et entreprises, et défendre notre souveraineté économique face à des modèles qui fragilisent durablement nos équilibres sociaux, économiques et environnementaux.
La lutte contre l’ultra fast fashion est un enjeu de justice économique, mais aussi de responsabilité collective. Elle appelle une réponse politique déterminée, à la hauteur des défis posés par ces nouvelles formes de commerce.