Dans le cadre de mon travail de rapporteure pour avis sur le projet de loi de finances pour 2026, j’ai déposé plusieurs amendements visant à renforcer les moyens consacrés aux droits des femmes. Je me réjouis que ces amendements aient été adoptés en commission des finances, marquant des avancées concrètes et attendues.
Ces mesures s’inscrivent dans la continuité du travail mené au sein de la Délégation aux droits des femmes et à l’égalité des chances entre les femmes et les hommes, avec une conviction claire : derrière chaque ligne budgétaire, il y a des femmes à protéger, à accompagner et à soutenir.
Plusieurs priorités ont ainsi été renforcées.
D’abord, le soutien aux associations médico-sociales et sanitaires, en première ligne pour accueillir et accompagner les femmes victimes de violences. Un abondement de 7 millions d’euros permettra notamment de renforcer la prise en charge des professionnelles et professionnels concernés, via une meilleure reconnaissance de leur engagement, notamment dans le cadre de la Prime Ségur.Les associations spécialisées dans l’accompagnement des victimes, telles que le Collectif féministe contre le viol, l’AVFT ou Paroles de femmes, bénéficieront également de 2 millions d’euros supplémentaires. Face à l’augmentation constante des demandes, ces moyens sont indispensables pour garantir un accompagnement psychologique et juridique de qualité, partout sur le territoire.
J’ai également défendu un amendement visant à mieux financer les centres de prise en charge des auteurs de violences. Leur rôle est essentiel pour prévenir la récidive et protéger durablement les victimes. Il est nécessaire que leur financement soit plus justement partagé, notamment avec la mission Justice, puisque la majorité des orientations relèvent de décisions judiciaires.
La pérennisation du numéro vert du Planning familial, dédié à la sexualité, à la contraception et à l’IVG, a également été sécurisée. Un financement supplémentaire permettra de maintenir ce service gratuit, anonyme et fiable, y compris le samedi, dans un contexte de désinformation croissante.
Plusieurs amendements portent enfin sur le suivi et l’évaluation des politiques publiques, condition indispensable de leur efficacité. De nouveaux indicateurs permettront de mieux mesurer la réactivité de la plateforme Viols Femmes Informations, l’accès aux parcours de sortie de la prostitution, ainsi que l’impact de l’aide universelle d’urgence destinée aux femmes victimes de violences conjugales.
Au total, ce sont sept avancées concrètes qui ont été obtenues pour renforcer la prévention, l’accompagnement et la protection des femmes. Ces résultats sont le fruit d’un travail collectif et d’une mobilisation constante pour faire des droits des femmes une priorité budgétaire réelle, et non un simple affichage.
Le combat pour l’égalité se joue aussi dans le budget. C’est là que se traduisent, très concrètement, les engagements que nous prenons.