L’Assemblée nationale a adopté à l’unanimité une loi spéciale, destinée à garantir la continuité de l’État dans l’attente du vote du budget pour 2026.
Ce texte permet d’assurer le fonctionnement des services publics, le paiement des salaires des agents de l’État et la poursuite des engagements essentiels de la Nation. En ce sens, il s’agit d’un outil indispensable pour éviter toute rupture dans l’action publique et protéger la stabilité institutionnelle et financière du pays.
Pour autant, il ne faut pas se méprendre sur sa portée. La loi spéciale n’est ni une solution durable, ni un état de fait auquel nous devrions nous habituer. C’est un mécanisme de secours, prévu par nos institutions pour faire face à une situation budgétaire transitoire. Elle permet d’avancer temporairement, mais elle ne peut en aucun cas se substituer à un véritable budget, seul capable de fixer des priorités claires et de donner une vision pour l’avenir.

Dès le mois de janvier, le Parlement devra donc travailler à l’adoption d’un budget pour 2026. Cet effort sera déterminant pour doter la France des moyens nécessaires à ses grandes priorités : l’école, la santé, la défense, mais aussi pour préserver notre crédibilité économique et financière, en France comme à l’international.
Cette adoption intervient dans un contexte d’incertitude budgétaire qui, pour la deuxième année consécutive, fragilise notre pays. Il sera donc essentiel, à la rentrée, de retrouver un esprit de responsabilité et de dialogue, dans la continuité du travail accompli sur le budget de la Sécurité sociale, afin de construire des compromis utiles et durables.
Pour ma part, je continuerai à défendre une ligne claire : protéger le pouvoir d’achat des Français tout en assumant le redressement nécessaire de nos finances publiques.