J’étais devant la Préfecture au Mans, pour Lyhanna et pour toutes les autres victimes.
À 11 ans, Lyhanna aurait dû être protégée. Comme beaucoup de Françaises et de Français, j’ai été bouleversée par ce drame.
Cette affaire ne peut pas être considérée comme un simple fait divers. C’est le symptôme d’une faillite systémique, qui révèle des failles qui nous obligent collectivement à agir.
C’est le sens de mon engagement depuis plusieurs mois au sein de la coalition parlementaire qui oeuvre faveur de la proposition de loi intégrale de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants, que j’ai cosignée. Depuis 2017, de nombreuses avancées ont renforcé la protection des victimes. Mais ces violences exigent aujourd’hui une réponse plus globale afin de renforcer notre arsenal juridique: mieux prévenir, mieux détecter, mieux accompagner les victimes et mieux coordonner l’action de nos institutions.
Cette proposition de loi agit sur tous les leviers : réforme de la justice, formation des forces de l’ordre, création de juridictions spécialisées, protection renforcée des enfants, prise en charge des victimes, lutte contre les cyberviolences. Comme l’a demandé la Présidente de l’Assemblée nationale, je souhaite désormais que le Gouvernement inscrive à l’ordre du jour des prochaines sessions parlementaires extraordinaires de juillet ou de septembre cette proposition de loi.
J’ai à nouveau une pensée pour la famille de Lyhanna et pour ses proches. Et une conviction : nous pouvons agir collectivement, associations, élus et citoyens pour que plus aucun enfant, ni aucune femme ne soit abandonné face à ces violences. C’est un sujet de société, un sujet transpartisan, nous pouvons avancer ensemble.
